Ralalala, comme dirait Fabienne : Félix pleure tous les soirs. Une vraie horloge normande bretonne (notre Félix Ronan est à moitié breton, du côté de sa maman presque Pontavénienne) doublée d'une sirène de chalutier.
C'est aux alentours de 20h que ça se passe, jusqu'à 22h environ. Quelle que soit la situation, qu'il ait mangé, dormi, pété, roté, baigné, peigné, mouché, bercé, chanté, porté, balladé... ou pas, monsieur Félix décide de se mettre à pleurer.
Bien sûr, on nous avait prévenu. A l'hôpital d'abord, puis toutes les mamans que l'on croisait ensuite (y compris la mienne). Tous nous ont donné leur version d'une explication à ce phénomène étrange ... et un peu pénible au bout d'un moment. Il s'avérerait donc que nous ne sommes pas seuls dans notre tourmente et que la plupart des nouveaux parents voient leurs enfants traverser la même crise.
A l'hôpital, on nous a d'abord expliqué que Félix prenait peu à peu conscience de nos venues et, surtout, de nos départs de l'hôpital. Ces départs étaqnt vécu comme quelque chose de particulièrement pénible pour lui, il a peu intégré le fait que, à une donnée - vers 20h - nous étions susceptibles de le laisser seul à nouveau jusqu'au lendemain matin. Le pauvre petit chou en devenait malade à l'avance et se mettait donc à s'époumonner à l'heure dite, en prévision de la douleur.
Problème : Nous ne partions jamais à 20h du service de néonat... C'était même plutôt l'heure à laquelle j'arrivais, à la fin de ma journée de boulot. De plus, nous ne partions pas toujours à des horaires fixes.
Par ailleurs, j'ai du mal à imaginer qu'un bébé puisse systématiquement se mettre dans une condition d'auto-stress AVANT qu'un phénomène difficile/douloureux apparaisse : je ne crois pas à l'idée d'un bébé qui pleure en prévision de quelque chose, à des heures précises.
Ensuite, on nous a expliqué que cela venait de la peur des bébés à la nuit tombante. Le snourissons auraient ainsi une peur trouble du noir qui arrive. Aux alentours du coucher du soleil, la nuit arrivant, des peurs ancestrales le gagneraient et notre petit bout hurlerait ainsi tout fort toute l'apréhensio qu'il a de cette situation.
Problème : Si, en hiver, la nuit est bien là à 19h, au mois de juin, il fait encore très jour à 22h. Alors pourquoi un bébé se mettrait à pleurer "en prévision" d'un jour qui toucherait à sa fin... mais avec un soleil qui n'est pas encore couché ?
On nous rebat d'ailleurs les oreilles avec l'idée que, jusqu'à 3 mois environ, un bébé n'a pas véritablement adopté de rythme jour/nuit, parce qu'il ne fait pas la différence entre le jour et la nuit. Dans ce cas là, pourquoi est-ce qu'il réussirait à faire cette disctinction nette uniquement pour se faire peur ?
Vient enfin cette explication, trouvée sur le site de Enfant-Magazine, par Isabelle Gravillon et le Dr Chantal Bourgin, pédiatre à Paris.
Ça y est ! L’après-midi s’achève, voilà votre bébé qui entame un interminable concert de larmes. Ces pleurs de fin de journée et de début de soirée sont très fréquents entre 1 et 3 mois (ensuite, ils ont tendance à décliner). On leur a même donné un nom : la « dysrythmie » du soir. Pourquoi tant de chagrin ? Votre tout-petit a passé une journée calme et voilà soudain qu’il se met à crier le soir sans raison apparente : il a eu son biberon, un câlin, et ses petites fesses sont bien propres. C’est à n’y rien comprendre…
Les explications :
- Il a du mal avec le rythme jour/nuit. Durant la journée, votre tout-petit alterne régulièrement des périodes de sommeil et des périodes d’éveil. Mais arrive un moment, justement en fin de journée, où le système se grippe, où l’alternance n’arrive plus à se faire. Votre bébé est alors victime d’un « emballement » de son système d’éveil et ne sait plus comment l’arrêter.
- Il se défoule. Le stress n’est pas non plus étranger à ce phénomène. Tout au long de la journée, votre nourrisson accumule des tensions, comme tout le monde. Sauf que lui ne peut pas les évacuer en allant faire le tour du pâté de maisons en courant ! Alors quand la coupe est pleine, il se défoule comme il peut, avec les moyens dont il dispose !
J'ai en fait sélectionné ces deux explications comme celles qui me parraissent les plus convaincantes (les deux autres ne me satisfaisaient pas trop, mais vous pourrez aller voir et vous faire une opinion vous même).
Des explications qui valent mieux que rien et qui ont au moins quelque chose de satisfaisant : ça ne dure donc que 2 ou 3 mois !
Chouette, plus qu'un mois à tenir 
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